Bonjour à tous,

Il y a deux jours, je suis parti à la rencontre des animateurs du premier camp sportif de Rugby des Ardennes.

En effet, le Rugby Club Vouziers a mis les petits plats dans les grands cette année, en organisant deux semaines de stage dédiées au rugby et à la camaraderie.

Voulant mettre en avant cette nouveauté dans le paysage du vouzinois, j’ai décidé de me rendre sur les lieux pour voir cela de mes propres yeux.

Rencontre avec Frédéric Courvoisier-Clément et Martin Pierson, les deux animateurs de cette première semaine de stage.

Comment vous est venu l’idée de créer un stage sportif dédié au Rugby au sein du RCV ?

Ce choix s’est fait, au départ, par défaut. Cela faisait deux ans que les jeunes de l’Ecole de Rugby participaient au Stage Pierre Vigouroux en Auvergne. Or, suite à un heureux événement du couple d’organisateurs du stage, ceux-ci ont annulé le stage pour l’année 2019.

Se retrouvant sans stage pour leurs jeunes, l’équipe dirigeante du RCV se lance un défi : Réaliser son premier stage sportif de Rugby !!!

Plusieurs pistes ont été explorées et l’âme du stage a été mûrement réfléchie.

Les dirigeants ont voulu un stage :

  • Familial
  • Gardant les valeurs du Rugby
  • Sans bling bling.

La samaritaine : Quartier général du stage

Une fois l’idée du stage lancée, il a fallu trouver une terre d’accueil permettant d’avoir un cadre idéal pour les jeunes mais aussi un lieu assez stratégique et permettant d’optimiser le séjour.

La Samaritaine est sortie du lot, le camping 3 étoiles, situé à Buzancy, a été choisi pour plusieurs raisons :

  • Disponibilité et accueil des propriétaires, qui ont tout mis en œuvre pour que l’accueil se passe dans les meilleures conditions.
  • Proximité des activités prévues lors du stage, notamment le prêt des vestiaires et du terrain de foot par la Mairie et l’association SOS Buzancy, pendant la durée du stage (ce qui réduit les frais de déplacement et donc rend le coût du séjour moins cher)
  • Buzancy offre un panel de service conséquent à quelques pas du camping pour une meilleure logistique
  • Proximité du matériel et des bénévoles qui viennent prêter main forte de temps en temps.

Du Rugby mais pas que ….

Une fois le lieu du stage trouvé, il a fallu mettre en place les animations. Les jeunes vont donc vivre une semaine bien chargée, entre Rugby, course d’orientation, canoë et sortie en VTT, ils n’auront pas le temps de s’ennuyer.

Pour rester dans les valeurs du Rugby et instaurer un esprit de camaraderie, le groupe est divisé en deux parties. L’équipe bleue et l’équipe rouge. Cela permet une mixité et évite de créer des groupes qui empêcheraient l’intégration d’autres jeunes.

En effet, beaucoup de jeunes d’autre villes, telles que Bordeaux, Metz, ou encore Forbach, sont présents et il est important de bien les intégrer afin qu’ils se sentent le plus à l’aise possible.

Il ne faut pas oublier non plus le rituel journalier, le Chicuya !

Chaque jour le groupe vote pour élire un de leur camarade, le « gagnant », se voit l’honneur de porter une jolie perruque blonde pour le reste de la journée.

Des journées où on ne s’ennuie pas

La journée commence par un réveil à 8 h, après un bon petit déjeuner pour faire le plein d’énergie, direction le stade de foot de Buzancy pour y suivre le premier entrainement de la journée.

Après un entrainement de Rugby programmé par les éducateurs diplômés du stage, les jeunes préparent leur prochaine activité, tantôt le repas est tiré du sac pendant une randonnée à la découverte de la chapelle de Masmes, tantôt celui-ci est pris au camp avant d’attaquer une après-midi sportive.

Une fois l’activité principale de la journée achevée, et après un temps de repos au camp, direction le terrain pour le deuxième entrainement de la journée. Les jambes sont lourdes, mais les jeunes jouent le jeu et se donnent à fond.

Puis vient le moment tant attendu, LA DOUCHE. Celle-ci permet de se décrasser, de récupérer des forces mais aussi elle est annonciatrice de l’arrivée prochaine du FESTIN.

Le soir où je suis venue rendre visite au stage, le menu n’était certes pas gastronomique, mais à la bonne franquette, ce qui est dans les valeurs de celui-ci. Des bonnes barquettes de frites que les jeunes ont dévorées sans sourciller, accompagnées du barbecue qui n’a pas démérité. Tout le monde mange, rit et se repose en profitant de ce moment de camaraderie.

Une fois le repas terminé, une équipe débarrasse, fait la vaisselle et remet de l’ordre sous le chapiteau, pendant que l’autre équipe va profiter des loisirs présents dans le camping. Personne ne rechigne à la tâche et beaucoup se font un petit plaisir en s’offrant une glace.

Il n’est maintenant pas loin de 21h30, tous les jeunes sont propres comme des sous neufs, le camp est rangé et propre. Il est temps de laisser flâner ses petites pousses à leurs occupations, certains jouent aux jeux de société, d’autres se baladent dans le camping en profitant de la fraîcheur du soir.

Mais comme Cendrillon, l’heure tourne et le couvre-feu est bien présent. Tout le monde doit être dans sa tente et lumière éteintes à 22h30 précise !

Je peux d’ailleurs vous assurer que les jeunes y vont sans sourciller et qu’il ne faut pas plus de vingt minutes pour qu’ils rejoignent les bras de Morphée.

Une aventure qui demande de l’engagement et beaucoup de temps

En effet, l’organisation d’un stage comme celui-ci demande des centaines d’heures de travail. Le directeur du camps, Frantz Lépinois, a pris beaucoup de temps pour gérer la partie administrative et obtenir tous les agréments nécessaires à la bonne tenue du stage.

En plus de cela, il a fallu organiser toute la logistique des repas, des sorties et gérer les imprévus de dernière minute. L’ensemble des animateurs du stage sont des bénévoles qui ont pris sur leurs congés personnels pour pouvoir donner vie à ce projet.

Le stage a été budgété à plus de 15.000 euros pour les deux semaines, ce qui est un risque pour les dirigeants du club. Ces sacrifices auront tout de même permis de garder un tarif intéressant à 290 euros la semaine.

Un projet qui n’aurait pas pu voir le jour sans une cohésion et un soutien des acteurs locaux et associatifs.

C’est la partie que certains trouvent la plus inintéressante et pourtant celle-ci est importante. Un tel projet a demandé beaucoup d’effort des bénévoles et dirigeants du club, mais aussi le soutient financier des acteurs locaux.

Le RCV tiens donc à remercier :

  • Le camping La Samaritaine, pour son accueil et sa disponibilité
  • La mairie de Buzancy et l’association SOS Buzancy, pour la mise à disposition du terrain et des vestiaires durant la durée des stages.
  • L’Argonne ardennaise, la Ligue de Rugby du Grand Est et le Comité Départemental de Rugby des Ardennes, pour leurs aides financières.
  • Marion pour le prêt d’une grande partie du matériel
  • Les bénévoles ayant permis, de près ou de loin, de mettre en place ce projet et de continuer à le faire vivre.

Le RCV à pour objectif de pérenniser le stage sportif dans le temps.

Mais ses ambitions ne s’arrêtent pas là, en effet, le club est en train de finaliser un projet de construction d’un « Club House » sur les abords du terrain de Rugby.

Cela est rendu possible grâce à l’accord de la Ville de Vouziers pour le permis de construire, mais les financements qui restent le nerf de la guerre dans tout projet associatif sont difficiles a trouver.

C’est pour cela que le Rugby Club Vouziers organisera un financement participatif afin d’obtenir les derniers fonds pour pouvoir finaliser leur projet.

Je vous tiendrai au courant évidemment des que celui-ci sera mis en place.

 

Merci à tous de m’avoir lu et à très vite sur Vouz’Actu

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